Programme ou coaching ? Trouve ton format d'entraînement idéal en 1 min Faire le quiz →
FranceENG

Face Pull

Face pull à la poulie haute : un homme tire la corde vers son visage, bras écartés, deltoïdes arrière surlignés

L’essentiel

  • Le face pull consiste à tirer une corde ou un élastique vers le front, coudes à hauteur d'épaule, en finissant en position de double biceps.
  • Il travaille l'arrière d'épaule, les trapèzes moyens et inférieurs, les rhomboïdes et la coiffe des rotateurs, soit tout ce que les exercices de poussée laissent de côté.
  • La clé est l'ordre : on recule les épaules et on rapproche les omoplates d'abord, on tire la corde ensuite.
  • L'erreur principale est la charge : si le bassin oscille pour tirer, c'est trop lourd et le travail est perdu.
  • Exercice léger et fréquent, 2 à 3 séries de 15 à 20 répétitions, deux à trois fois par semaine, utile à tous ceux qui poussent lourd.

Le face pull ne fait pas de bruit et ne flatte pas l’ego. C’est pourtant l’exercice qui décide si vos épaules tiendront vos dix prochaines années de poussée. Tirer une corde ou un élastique vers le visage recrute l’arrière d’épaule, les trapèzes moyens et inférieurs, les rhomboïdes et la coiffe des rotateurs, exactement ce que le développé couché, les dips et le développé militaire laissent de côté.

Le problème, c’est qu’il est presque toujours mal exécuté : trop lourd, coudes trop bas, omoplates passives, élastique détendu au départ. Voici le réglage, la prise, l’ordre exact du mouvement, les erreurs qui annulent le travail et la programmation qui va avec.

Comment faire un face pull correctement

Il vous faut une poulie réglable et une corde. La corde est préférable à une barre ou à une sangle : elle laisse les mains s’écarter en fin de mouvement, donc elle autorise l’amplitude complète et la rotation externe qui font l’intérêt de l’exercice.

L’ordre compte plus que la charge. Le face pull n’est pas un tirage de bras, c’est un recul d’omoplates suivi d’un tirage.

  1. Réglez la poulie entre la hauteur du menton et la hauteur des yeux, corde attachée.
  2. Saisissez la corde en prise neutre, paumes face à face, en allant la chercher par le dessous.
  3. Reculez jusqu’à ce que la charge soit déjà soulevée, bras tendus devant vous, léger fléchissement des coudes.
  4. Pieds à largeur de bassin, genoux légèrement fléchis, abdominaux et fessiers serrés, buste sorti.
  5. Laissez l’épaule partir vers l’avant, puis initiez le mouvement en reculant les épaules et en rapprochant les omoplates.
  6. Seulement ensuite, tirez la corde vers le front en écartant les mains et en ouvrant les coudes vers l’arrière.
  7. Terminez en position de double biceps, coudes à hauteur d’épaule, et contractez fort une seconde.
  8. Revenez lentement, en laissant les omoplates se réouvrir en fin de course.

La prise qui change tout

Détail que presque personne n’écrit : la façon d’attraper la corde. Selon Enzo Foura, coach et fondateur de la chaîne Enzo TV, il faut aller chercher la corde par le dessous, presque en supination, et non l’attraper par le dessus. Deux raisons, démontrées caméra en main.

  • Le poignet. Prise par le dessus, le poignet se casse dès que la charge monte, et le canal carpien encaisse.
  • L’épaule. Prise par le dessus, l’épaule démarre déjà en rotation interne. Vous bridez donc la rotation externe que l’exercice est censé produire, ce qui est exactement l’inverse du but.

Même logique à l’élastique : le pouce vers le visage, la main dans le prolongement de l’avant bras.

Menton ou hauteur des yeux ?

Les deux repères circulent et les deux fonctionnent, mais ils ne produisent pas le même mouvement. Poulie au menton, le tirage est plus horizontal, les trapèzes moyens et les rhomboïdes dominent. Poulie à hauteur des yeux ou légèrement au dessus, le tirage descend vers vous, la sonnette des omoplates et les trapèzes inférieurs travaillent davantage. Commencez au menton, montez la poulie quand le mouvement est propre.

Muscles travaillés par le face pull

Le face pull travaille la chaîne postérieure du haut du corps, celle que les programmes centrés sur la poussée laissent systématiquement en retard. Aucun de ces muscles n’est un gros producteur de force, tous décident de la position de votre épaule.

Muscle Rôle dans le mouvement Ce que vous devez sentir
Deltoïde postérieur Ramène le bras vers l’arrière, abduction horizontale Brûlure à l’arrière de l’épaule, pas sur le dessus
Trapèzes moyens Rapprochent les omoplates, adduction scapulaire Serrage entre les omoplates en fin de tirage
Trapèzes inférieurs Rabaissent l’omoplate et assurent la sonnette latérale Épaules qui descendent, nuque longue et relâchée
Rhomboïdes Tirent l’omoplate vers la colonne Travail profond au milieu du dos
Coiffe des rotateurs, infra épineux et petit rond Produisent la rotation externe de l’humérus Tension fine dans l’épaule quand les mains tournent vers l’extérieur
Trapèzes supérieurs Prennent le relais si les omoplates ne sont pas contrôlées Tension dans le cou : signal d’erreur

Le vrai intérêt santé tient aux trapèzes inférieurs, et il a un mécanisme précis. Alex, préparateur physique chez Olymp’Fit, explique que la plupart des programmes de musculation installent un déséquilibre entre trapèzes supérieurs, très entraînés, et trapèzes inférieurs, négligés. Résultat : les inférieurs ne font plus leur travail de rabaissement et de sonnette latérale de l’omoplate. Or cette sonnette latérale libère l’espace sous acromial, ce qui diminue les frottements entre les tissus, donc le risque de tendinite de la coiffe et de bursite. Le face pull entraîne directement ce chaînon manquant.

À cela s’ajoute l’argument rotation. Développé couché, chest press, dips, développé assis avec haltères : tous placent l’épaule en rotation interne. Si rien ne renforce la rotation externe, le déséquilibre s’installe et finit par se voir dans la posture.

Face pull à l’élastique : la version qui marche partout

C’est la version la plus utile, parce qu’elle se fait à domicile, en extérieur, en voyage, et parce qu’elle a un avantage mécanique sur la poulie : la résistance de l’élastique augmente à mesure qu’il s’allonge. Le point le plus dur tombe donc sur la contraction finale, exactement là où vous voulez de la tension. La poulie, elle, oppose la même charge du début à la fin.

  1. Fixez l’élastique à un point solide à hauteur de visage, ou un ancrage de porte juste au dessus de la tête si vous tirez de haut en bas.
  2. Saisissez chaque extrémité, pouces vers le visage, mains écartées à peu près largeur d’épaules.
  3. Reculez jusqu’à ce que l’élastique soit déjà tendu, bras tendus devant vous.
  4. Reculez les épaules, rapprochez les omoplates, puis tirez vers le front en écartant les mains.
  5. Finissez en double biceps, main et coude alignés, puis revenez lentement sans jamais relâcher la tension.

Partir sous tension, toujours

L’erreur numéro un à l’élastique n’est pas technique, elle est géographique : les gens se placent trop près de l’ancrage. Comme le dit Julien BBR, coach, si l’élastique est mou au départ, vous êtes en « zone molle » et vous ne travaillez que du vent. Le test est simple : dès le premier centimètre de tirage, il doit se passer quelque chose. Sinon, reculez.

Même source, un repère de fin de mouvement que personne n’écrit : l’élastique doit finir par toucher votre front quand vous êtes en double biceps. Si l’élastique bute sur le visage avant la fin, prenez les mains plus large pour pouvoir aller au bout.

Choisir la bonne résistance

Oubliez les codes couleur, ils changent d’une marque à l’autre. Choisissez par la qualité des répétitions, et réglez la tension finement en jouant sur votre distance à l’ancrage plutôt qu’en changeant d’élastique.

Situation Résistance à viser Repère de contrôle
Échauffement avant une séance de poussée La plus fine dont vous disposez 20 répétitions sans aucune fatigue, juste de la chaleur
Travail postural et prévention Fine à moyenne 15 répétitions lentes, coudes à hauteur d’épaule sur toutes
Hypertrophie de l’arrière d’épaule Moyenne Les 2 dernières des 15 sont dures, le bassin ne bouge pas
Vous n’arrivez pas au front Trop forte, descendez Amplitude complète avant tout
Vous sentez surtout la nuque Trop forte, descendez Les épaules doivent rester basses

Pas d’ancrage ? La version au sol

Solution donnée par SmartWorkout, chaîne spécialisée dans l’entraînement à l’élastique : asseyez-vous ou allongez-vous au sol, levez une jambe et bloquez l’élastique sous votre pied, puis tirez vers le visage. Avantage inattendu, cette position isole davantage l’arrière d’épaule au détriment du trapèze, parce que le buste ne peut plus compenser. C’est la variante à utiliser si vous visez spécifiquement le deltoïde postérieur.

Même source, la consigne la plus utile sur la trajectoire : gardez la main dans l’axe du coude. En fin de mouvement, main et coude doivent être sur la même ligne. Si la main part en arrière du coude, vous avez perdu la rotation externe.

Face pull à la poulie : haute, basse ou assis

Trois montages possibles en salle, et ils ne servent pas le même objectif.

  • Poulie haute, debout. La version classique. Le tirage descend légèrement, les trapèzes inférieurs travaillent le plus. Demande du gainage, car rien ne vous stabilise.
  • Poulie à hauteur de visage, assis. Dos calé ou simplement assis face à la poulie, le bassin ne peut plus tricher. C’est la version à choisir quand vous débutez ou quand vous voulez isoler sans vous préoccuper de l’équilibre.
  • Station de tirage horizontal. Astuce de Julien BBR : la station de tirage assis fait parfaitement l’affaire, avec la corde au lieu de la barre. Vous êtes calé, les pieds en butée, et vous pouvez monter la charge en sécurité. Même logique que le rowing barre, en version arrière d’épaule.

Un choix à faire, et il est assumé : soit vous contrôlez les épaules en les gardant basses pendant tout le mouvement, soit vous les laissez monter, et dans ce cas les trapèzes supérieurs prennent le relais à 100 pour cent. Pour l’objectif posture et santé d’épaule, contrôlez. Pour un travail de trapèzes, laissez monter, mais sachez que vous ne faites plus le même exercice.

Si votre salle n’a pas de poulie réglable, le peck deck inversé est la version machine la plus proche, et l’écarté à la poulie vis-à-vis inversé donne un profil de résistance comparable.

En 2 minutes

Programme ou coaching ?
Trouve ton format idéal

Réponds à 8 questions : ton 1RM estimé, ton niveau face aux records de ta catégorie et le programme qui te fera progresser.

Faire le quiz →
1 min chrono Résultat sur-mesure Gratuit

Les erreurs qui ruinent le face pull

Aucune n’est spectaculaire, toutes transforment un exercice de santé d’épaule en tirage de bras inutile.

  1. Trop lourd. Le signal est clair : dès que le bassin oscille ou que vous vous servez d’un élan pour tirer, c’est trop lourd. Enzo Foura le dit sans détour, concentrez-vous sur la sensation, pas sur la charge.
  2. Coudes au dessus de la ligne d’épaule. Rotation externe plus coude haut au delà de la ligne d’épaule : la combinaison est mauvaise pour l’articulation. Coudes à hauteur d’épaule, jamais plus.
  3. Coudes trop bas. L’erreur inverse, et la plus fréquente. Coudes qui tombent, et le tirage glisse vers le dos et les dorsaux au détriment de l’arrière d’épaule.
  4. Serrer les omoplates à la fin seulement. L’adduction scapulaire initie le mouvement, elle ne le conclut pas. Épaule en arrière d’abord, corde ensuite.
  5. Prise par le dessus. Poignet cassé et épaule en rotation interne au départ. Allez chercher la corde par le dessous.
  6. Élastique détendu au départ. Les cinq premiers centimètres ne produisent rien. Reculez jusqu’à sentir la tension bras tendus.
  7. Amplitude coupée. Les mains s’arrêtent devant le visage au lieu d’aller au delà. Sans écartement final, pas de rotation externe, donc pas de coiffe des rotateurs.
  8. Cambrer pour tirer. Serrez les abdominaux et les fessiers, consigne d’Alex chez Olymp’Fit. Le buste reste gainé, seul le haut du dos bouge.
  9. Tension dans la nuque. Vous sentez le cou plutôt que l’arrière d’épaule : les trapèzes supérieurs ont pris le travail. Baissez la charge et gardez les épaules basses.

Séries, répétitions et charge : comment programmer le face pull

Le face pull ne se programme pas comme un exercice de force. Alex le résume bien : le but n’est pas de faire des maximums mais de travailler lentement, en séries longues, avec un poids léger, en restant loin de l’échec musculaire. C’est un exercice que vous pouvez faire souvent, et qui perd tout intérêt dès qu’il devient lourd.

Objectif Séries Répétitions Tempo Repos Fréquence
Échauffement avant poussée 1 à 2 15 à 20 Fluide, léger 30 secondes À chaque séance haut du corps
Posture et prévention 2 à 3 15 à 20 Lent et contrôlé 45 à 60 secondes 3 fois par semaine
Hypertrophie arrière d’épaule 3 15, puis 12, puis 10 3 secondes de descente, 1 seconde de pause 60 à 90 secondes 2 fois par semaine
Remise en route après douleur d’épaule 2 20 Très lent, sans jamais forcer 60 secondes Tous les jours si indolore

Le schéma 15, 12, 10 avec une à une minute trente de repos est celui d’Enzo Foura, en fin de séance de dos. Les 2 séries de 15 à 20 répétitions trois fois par semaine en fin de séance viennent de SmartWorkout. Les deux marchent, choisissez selon votre volume de poussée.

Pour le placement, trois options utiles :

  • En échauffement, avant développé couché, dips ou pike push-up, pour réveiller la chaîne postérieure.
  • En fin de séance, dos ou épaules, quand la charge n’a plus d’importance et que la qualité d’exécution reste accessible.
  • Entre les séries de bas du corps, l’astuce d’Alex : vous utilisez un temps mort qui ne sert à rien, sans empiéter sur la récupération du haut du corps. Les repos longs d’un programme de squat en force sont parfaits pour ça.

Variantes et exercices proches du face pull

L’arrière d’épaule et les fixateurs d’omoplates se travaillent de plusieurs façons. Toutes ne se valent pas, et le choix dépend d’abord de votre matériel.

Exercice Matériel Ce qu’il apporte en plus Niveau
Face pull à la poulie Poulie et corde Référence : rotation externe et fixateurs d’omoplates ensemble Tous
Face pull à l’élastique Élastique et un point d’ancrage Résistance croissante, point dur sur la contraction finale Tous
Pull apart à l’élastique Élastique seul Le plus simple, aucun ancrage nécessaire, pas de rotation externe Débutant
Oiseau buste penché Haltères Isolation pure du deltoïde postérieur, charge plus facile à suivre Tous
Peck deck inversé Machine Zéro gainage à gérer, idéal en fin de séance ou en reprise Débutant
Tirage TRX en prise large Sangles Travail global du haut du dos, coudes hauts pour viser les épaules Intermédiaire

Face pull à un bras

Une poignée au lieu de la corde, un côté à la fois. Utile quand une épaule est clairement en retard sur l’autre, ou quand vous reprenez après une blessure unilatérale. Le buste va vouloir tourner : le bloquer est la moitié du travail. Gardez le coude éloigné du buste et la main dans l’axe du coude.

Face pull avec rotation externe marquée

Tirez jusqu’au visage, puis, coudes fixes à hauteur d’épaule, tournez les mains vers l’arrière pour accentuer la rotation externe. C’est la version la plus exigeante pour la coiffe des rotateurs et la plus utile avant un gros travail de poussée au dessus de la tête, type développé nuque. Charge très légère obligatoire.

Le complément Y, T, L

Alex d’Olymp’Fit enchaîne le face pull avec un protocole sur banc incliné, haltères très légers, qui couvre les angles que le face pull ne touche pas : 5 répétitions en Y en poussant loin devant puis vers le plafond en ouvrant les bras, 5 répétitions en T en rétractant d’abord les omoplates puis en ouvrant à l’horizontale, 5 répétitions en L en rétractant, remontant les coudes puis en faisant une rotation externe. 2 à 3 séries de l’ensemble. C’est le complément qui manque à la plupart des programmes d’épaules.

Le face pull en street lifting

En street lifting, tout est tirage ou poussée lourde avec du lest : tractions, dips, muscle up. L’épaule encaisse des charges importantes dans des amplitudes complètes, souvent avec le bras au dessus de la tête, et le volume de travail s’accumule vite. Le face pull n’est pas un exercice de performance dans ce contexte, c’est l’assurance qui permet au reste de durer.

Concrètement, trois moments où il paie :

  • Avant les dips lestés. Deux séries légères avant d’attaquer les séries lourdes, pour que les omoplates soient en place. La progression en charge est détaillée dans notre programme de dips lestés.
  • Dans les séances de tractions. Les dorsaux prennent tout, les fixateurs d’omoplates restent en retard. Deux séries de 15 en fin de séance rééquilibrent, en complément du programme de tractions lestées.
  • Quand vous travaillez le muscle up. C’est le mouvement le plus exigeant pour la coiffe, à cause de la transition. Une coiffe des rotateurs renforcée en rotation externe change la sensation du passage, et le programme muscle up le place en travail complémentaire.

Si vous construisez votre semaine de zéro, le face pull a sa place dans la routine prévention du programme street lifting : deux à trois fois par semaine, léger, jamais plus de 20 minutes cumulées. C’est peu d’effort pour l’exercice qui vous évitera d’arrêter six semaines à cause d’une épaule.

Questions fréquentes

Quel muscle travaille le face pull ?

Le face pull cible en premier le deltoïde postérieur, l'arrière de l'épaule. Il recrute aussi fortement les trapèzes moyens et inférieurs et les rhomboïdes, qui rapprochent et rabaissent les omoplates. La coiffe des rotateurs, surtout l'infra épineux et le petit rond, travaille sur la rotation externe en fin de mouvement. Si vous sentez surtout votre nuque, les trapèzes supérieurs ont pris le travail et la charge est trop lourde.

Comment faire un face pull avec un élastique ?

Fixez l'élastique à hauteur de visage sur un point solide, ou utilisez un ancrage de porte juste au dessus de la tête. Reculez jusqu'à ce que l'élastique soit déjà tendu bras tendus, sinon les premiers centimètres ne produisent rien. Reculez les épaules, rapprochez les omoplates, puis tirez vers le front en écartant les mains jusqu'à la position double biceps. L'élastique doit finir par toucher votre front : c'est le repère d'amplitude complète.

À quelle hauteur régler la poulie pour le face pull ?

Entre la hauteur du menton et la hauteur des yeux. Au menton, le tirage est plus horizontal et les trapèzes moyens dominent. À hauteur des yeux ou légèrement au dessus, la trajectoire descend vers vous et les trapèzes inférieurs travaillent plus. Commencez au menton, montez la poulie quand le mouvement est propre et les coudes restent à hauteur d'épaule.

Combien de séries et de répétitions pour le face pull ?

2 à 3 séries de 15 à 20 répétitions, deux à trois fois par semaine, en fin de séance ou en échauffement. Pour l'hypertrophie de l'arrière d'épaule, 3 séries de 15, 12 puis 10 avec 60 à 90 secondes de repos. Restez loin de l'échec musculaire : ce n'est pas un exercice de force et il perd tout intérêt dès qu'il devient lourd.

Faut-il prendre la corde par le dessus ou par le dessous ?

Par le dessous, paumes face à face, presque en supination. Prise par le dessus, le poignet se casse dès que la charge monte et le canal carpien encaisse. Surtout, l'épaule démarre déjà en rotation interne, ce qui bride la rotation externe que le face pull est censé produire.

Par quoi remplacer le face pull sans poulie ni élastique ?

L'oiseau buste penché aux haltères est le remplaçant le plus direct pour le deltoïde postérieur, avec une charge facile à suivre. Le peck deck inversé fait le même travail sans aucun gainage à gérer. Le tirage en sangles avec une prise large et les coudes hauts fonctionne aussi, mais aucun de ces trois ne reproduit la rotation externe : ajoutez un travail spécifique de rotateurs si vous poussez lourd.

L’article vous a plu ? N’hésitez pas à le partager :

mathieu

mathieu

Pratiquant de street workout depuis 2019, j’ai découvert le street lifting en 2023. Aujourd’hui, je partage ma passion pour ce sport à travers streetliftings.fr.

Retour en haut